
L’égypto-québécois·e Nour Symon offre des propositions lyriques, bruitistes et intimistes, mues par une envie de revaloriser la complexité des interactions entre ses identités — queer, migratoire, amoureuse du bruit du monde. Une rencontre désirante entre les arts visuels, la musique de concert et la poésie préside à sa démarche. Cette transdisciplinarité se reflète tout particulièrement dans ses tableaux sonores — partitions graphiques instrumentales ou performatives, interprétées ici et ailleurs par des musicien·nes et artistes aux parcours aussi sinueux que possible.
Ses plus récents livres, خول Khawal ou le privilège de la beauté (essai poétique) et Doux rêves, belles personnes (livre jeunesse), viennent de paraître respectivement aux éditions du Noroît et Dent-de-lion. Son recueil poético-sonore L’amour des oiseaux moches (2020) a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général et au Prix Émile-Nelligan. Sa suite poétique « Enfance grenade » lui a valu le prix Félix-Antoine Savard de poésie 2025.
Photo : Julie D’Amour-Léger pour le Festival acadien de poésie
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